samedi 28 mars 2015

Triduum Pascal



A l’occasion du Triduum pascal les frères du couvent saint Dominique à genève (Cologny) en lien avec la paroisse Saint Paul invitent chacune et chacun à venir prier les Laudes suivies d’une méditation/instruction de 30 à 40 minutes sur le sens des trois jours saints:

- Jeudi saint 2 avril à 8 h: office des Laudes dans l’église Saint Paul suivie d’une méditation/instruction sur le thème: « Non, jamais, Tu ne me laveras les pieds! » (Jn 13, 8) par le frère André Valet, OP

- Vendredi saint 3 avril à 8h: office des Laudes dans l’église Saint Paul suivie d’une méditation/instruction sur le thème: "Les sept paroles du Christ en croix » par le frère Michel Fontaine, OP

- Samedi saint 4 avril à 8h: office des Laudes dans l’église Saint Paul suivie d’une méditation/instruction sur le thème: « Le silence de Dieu ? » par le frère Claude Bonaïti, OP

Pour les célébrations propres aux Jours Saints, merci de vous référer au programme de la paroisse Saint Paul et de l’Unité pastorale La Seymaz.


Pour tout renseignement concernant cette proposition liturgique, contacter le frère Michel Fontaine,op, prieur du couvent: m.fontaine@worldcom.ch ou tel: 022 707 40 57

dimanche 15 mars 2015

Edith Stein. Suite et fin



Le 14 mars 2015, le couvent de Genève et son bibliothécaire, le frère Guy Musy, organisaient la seconde rencontre consacrée à la vie et aux oeuvres littéraire de Edith Stein devenue sainte Thérèse Bénédicte de la Croix. Toujours sous la conduite de deux spécialistes, traducteurs et connaisseurs de la carmélite allemande: Flurin Spescha et Philibert Secrétan.Une matinée passionnante et exceptionnellement dense consacrée au chemin de croix d’Edith Stein, de 1933 jusqu’à son sacrifice à Auschwitz en 1942, Une discussion intéressante aussi sur l’échec fait à sa demande de trouver refuge dans un carmel Suisse (Le Pâquier) et sur les motifs et circonstances de son arrestation au Carmel d’Echt en Hollande.
La discussion a porté aussi sur l’héritage  actuel d’Edith : Philophe ? Msytique? Vicitime de la Shoah ?  Et sur son appartenance actuelle et ancienne au peuple juif. 

lundi 2 mars 2015

Art et Prière


Le groupe “ART ET PRIERE”, sous la conduite de Madame Monique Desthieux et du frère Guy Musy op, organise  le samedi 7 mars une visite  de l’ancienne cathédrale St-Pierre de Genève, convertie au culte réformé en 1536.

Le pasteur Luc de Haller, ancien modérateur de la Compagnie des Pasteurs et des Diacres de Genève en sera le guide.

Rassemblement : samedi 7 mars à 14 heures sur le parvis de la cathédrale.

Invitations à toute personne intéressée.


lundi 9 février 2015

Comment prêcher la Trinité ?


Dans le cadre des célébrations du centenaire de la paroisse St-Paul, le frère dominicain Gilles Emery, professeur de théologie dogmatique à l’Université de Fribourg a tenu une conférence le 5 février dans les locaux paroissiaux de St-Paul, là même où il fut vicaire de 1989 à 1991.

Le thème était redoutable. Mais notre Maître en théologie, grâce à sa compétence et la clarté de ses propos, parvint à passionner son auditoire. Et même ouvrir des pistes intéressantes, non seulement en matière de réflexions trinitaires, mais aussi sur le plan sacramentaire ( lien théologique et chronologique entre les trois sacrements de l’initiation chrétienne).

vendredi 6 février 2015

Dominicains au CERN


Quatre frères dominicains  (trois de Genève et un de Fribourg) ont répondu le 4 février à l’invitation de M.Friedemann Eder, délégué aux relations avec les Pays–Hôtes du Centre Européen de Recherche Nucléaire (CERN) qui chevauche la frontière franco-suisse à Meyrin/Genève. Visite passionnante et exceptionnelle du site. Tout particulier du plus puissant accélérateur de particules qui existe au monde. Sous la conduite d’un guide ingénieur, ils sont descendus à cet effet dans un puits souterraine situé à cent mètres de profondeur et dont l’accès sera très prochainement interdit aux visiteurs.
Au cours du repas offert par leurs hôtes, les frère ont été sensibilisés à l’importance de ce Centre de quelque dix mille collaborateurs scientifiques et techniques internationaux et du défi qu’il pose à la réflexion chrétienne.

dimanche 1 février 2015

Revue Sources, janvier-mars 2015


Engagement
Risques, peurs, joies 

« Engagez-vous qu’ils disaient ! » Qui ne connaît pas la complainte du légionnaire romain taillé en pièces par Astérix et Obélix ?

Un engagement peut faire miroiter monts et merveilles et  déboucher sur  peines et désillusions.
Et si la joie était au rendez-vous ?

Telle est la thématique de la première livraison de Sources de cette année 2015.  Des témoignages,  mais aussi des réflexions de fond.


Le dossier s’accompagne aussi d’autres rubriques. En particulier celle du professeur Thierry Collaud qui inaugure dans ce numéro le premier de quatre éclairages éthiques à paraître au cours de cette année. Dans ce numéro : le diagnostic préimplantatoire . Mentionnons aussi une réflexion fort actuelle de l’islamologue Stéphane Lathion : « Stopper l’islamophobie ? Ne parlons plus d’islam et de musulmans » .

Dialogue entre prêtre et imam




Vendredi soir 30 janvier 2015, dans la salle paroissiale de l’église St Paul desservie par les frères dominicains de Genève, plus de 200 personnes, chrétiennes et musulmanes, s’étaient rassemblées pour prendre part à un entretien entre le Père Christophe Roucou, délégué de l’épiscopat français pour les relations avec l’islam et Tarek Oubrou, grand imam de Bordeaux.
Les deux conférenciers ont publié en 2013 aux Editions Bayard: “Le prêtre et l’imam”. Le contenu de ce livre a fait l’objet de leur dialogue genevois.

Cette rencontre avait été organisée par la délégation catholique à la Plateforme interreligieuse de Genève, sur l’initiative du frère Guy Musy qui fut président de cette Plateforme.

samedi 31 janvier 2015

Formations proposées par les frères de Genève en 2015


Comme le propose pratiquement tous les ans, les frères dominicains de Genève vous invitent à des temps de réflexions et de formations. Après le temps biblique proposé par le frère Guy Musy et  sur l’Evangile du dimanche, le frère Michel Fontaine , commence un parcours en éthique intitulé « Ethique, Foi et vie quotidienne » dont l’objectif est d’entrer dans une démarche d’éthique chrétienne à partir de situations actuelles et de chercher « ce qu’il faut faire pour bien faire ? ». 

L’itinéraire proposé s’appuie sur l’Ecriture, la recherche théologique, l’enseignement de l’Eglise et l’apport des sciences humaines. Après une introduction à la question « qu’est-ce que l’éthique chrétienne ? », chaque séance partira de situations vécues ou suggérées par « l’actualité ».

Dates: jeudi 19 février 2015 - jeudi 26 mars - mercredi 22 avril - mercredi 27 mai - jeudi 25 juin 2015
Horaires: 20 - 21h30

Lieu: Couvent Saint Dominique, 27B chemin de Grange-Canal, CH -1223 - Cologny/Genève

Accès: en voiture, parking devant église Saint Paul (6 avenue Saint Paul, 1223 Cologny CH ou Tram 12, direction Moillusellaz, station: Grange-Canal

Inscription: auprès du frère Michel Fontaine, OP 
par mail: m.fontaine@worldcom.ch ou tel 0041 22 707 40 57 (nombre limité à 20/25 personnes)

Participation libre aux frais à chaque séance.

Edith Stein et les frères de Genève


Le couvent de Genève organise désormais des rencontres autour de l’héritage littéraire laissé par des personnalités dont les œuvres sont présentes sur les rayons de sa bibliothèque.

La première rencontre eut lieu le samedi matin 24 janvier autour de l’oeuvre d’Edith Stein dont quelques trente ouvrages qui lui sont consacrés sont exposés dans la bibliothèque conventuelle. L’animateur de cette matinée fut Flurin Spescha, traducteur d’Edith Stein et connaisseur éminent du parcours philosophique et spirituel de celle que l’Eglise vénère sous le nom de « Sainte  Thérèse Bénédicte de la Croix ». 

Avec une précision minutieuse, Flurin Spescha replaça chaque ouvrage dans la vie de cette femme hors du commun. Le professeur Philibert Secrétan, autre spécialiste de l’itinéraire d’Edith Stein, présent lui aussi à cette séance, apporta de précieux compléments.


Le public subjugué resta pourtant sur sa faim. Le conférencier-présentateur n’ayant eu le temps d’aborder que la première partie de la vie d’Edith Stein, jusqu’au tournant décisif et dramatique de l’année 1933, marquée par l’accès du parti nazi au pouvoir en Allemagne. Une autre date a été prévue pour aborder ces sombres années qui amenèrent Edith, devenue entre-temps carmélite, au sacrifice suprême. 

dimanche 21 décembre 2014

Genève - Homélie du 4e dimanche de l’Avent


Paroisse de Saint-Joseph et Paroisse Saint-Paul – Genève - Homélie du 4e dimanche de l’Avent – 21 déc. 2014, fr. Jean-Michel Poffet op

Chers frères et sœurs,

Le temple de Jérusalem et la Sainte Vierge : voilà ce que j’aimerais évoquer pour vous, en ce quatrième dimanche de l’Avent, à quelques jours de Noël. Vous devez vous demander quel lien il y a entre les deux. C’est la liturgie qui impose ce rapprochement et il est intéressant et même d’actualité.

Commençons par le temple de Jérusalem et le roi David, tels qu’ils sont évoqués au second livre de Samuel. Le pays une fois conquis ainsi que la petite cité de Jérusalem, le roi David fait ce qu’ont toujours fait les rois, les empereurs, les présidents, les dictateurs et même les Pontifes qu’on dit Souverains : il se fait construire un palais, et un palais de cèdre. Mais comme il avait un peu de religion, le voilà pris de remords en voyant l’arche de Dieu camper sous une tente de toile. En effet, jusqu’ici le Seigneur avait accompagné son peuple au désert, l’arche d’Alliance était gardée sous tente, et donc quand le peuple était nomade, Dieu l’était aussi. Mais maintenant le roi s’est installé confortablement dans son palais et il s’imagine que le Seigneur lui sera reconnaissant de bénéficier des mêmes commodités. Le roi fait donc part au prophète Nathan de son désir de construire un temple pour le Seigneur. Or ce Nathan a beau porter le nom de prophète, il est surtout un courtisan, suffisamment payé pour avoir l’obédience facile et la bouche éduquée. Il répond de suite au roi : « Tout ce que tu as l’intention de faire, fais-le car le Seigneur est avec toi ! ». Mais la nuit le Seigneur rappelle à Nathan qu’il est prophète, c’est-à-dire porte-parole de Dieu et pas simplement la carpette du roi. Le passage que vous avez entendu est raccourci, l’original est plus explicite : « je n’ai jamais été dans une maison… j’étais un Dieu voyageur… ». En effet, jamais le Seigneur n’avait reproché à un pasteur de son peuple : « pourquoi ne m’avez-vous pas bâti une maison de cèdre ? » Un Dieu ami des hommes tient plus que tout à vivre AVEC les hommes. Dans la même logique, lorsqu’Israël sera déporté à Babylone, le prophète Ezéchiel nous montre la gloire du Seigneur quitter le Temple, puis le Mont des Oliviers et rejoindre les exilés. Le Seigneur renvoie donc Nathan auprès du roi avec un message proprement renversant : tu veux me construire une maison ? C’est moi qui vais te construire une maison, au sens de la maison royale d’Angleterre, de Belgique ou d’Espagne, c’est-à-dire une dynastie. Mais attention : le Seigneur n’étant pas actionnaire de « Gala » ou de « Point de vue – Images du monde », il précise le but de cette institution dynastique: « je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. » Voilà le rêve de Dieu, ce qu’il souhaite depuis toujours.

Noël va accomplir cette promesse mais de manière tout à fait inattendue, parce que le Dieu tant attendu reste inattendu : inutile de le chercher dans le faste des cours et les succès guerriers ou mondains. C’est autre chose que Dieu avait en vue : une transformation des relations entre lui et l’humanité, et cela adviendra en Jésus. Dieu sera vraiment pour Jésus un Père, et Jésus sera vraiment pour Dieu un Fils, obéissant jusqu’à la mort. « Non pas ma volonté, mais la tienne ». Voilà le rêve de Dieu : qu’un peuple apprenne à reconnaître en son Dieu un père, et qu’il entende Dieu les appeler mes fils, mes filles. Vous qui êtes parents, vous vous souvenez combien vous avez été émus devant les premiers balbutiements de vos petits qui vous regardaient et pour la première fois vous nommaient papa ou maman. Et au-delà des troubles de l’adolescence qui aujourd’hui dure parfois jusqu’à trente ans et au-delà…, quelle joie de pouvoir, comme adulte et librement, dire merci à son père et à sa mère pour tout ce qu’ils nous ont donné. Avec respect, affection et gratitude. Vous le savez, Salomon finira par construire quand même un temple, et nous des églises. Mais l’important n’est pas là, c’est la communauté vivante que nous sommes appelés à former : des relations fraternelles entre nous sous le regard bienveillant d’un même Père.

Eh bien, ce n’est pas à Jérusalem, ni dans un palais de cèdre mais dans un petit village de Galilée que la naissance de Jésus va être annoncée à une jeune fille fiancée à un certain Joseph de la maison de David. Notre Dieu a de la suite dans les idées : puisque les rois ont trahi, Israël était parti en exil. Au retour, la royauté ne s’est guère relevée, puis les prêtres ont connu la corruption et la collusion avec le politique. C’est donc ailleurs et autrement, que le Seigneur va rejoindre son peuple et nous sauver. « Réjouis-toi, Marie comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. Tu vas concevoir, enfanter un fils ; le Seigneur lui donnera le trône de David son père. » Et devant le trouble de Marie, l’ange poursuit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu ». La conception virginale de Jésus est un signe donné aux croyants : il n’a rien à voir avec une quelconque méfiance vis-à-vis de la sexualité. C’est le célibat qui aurait posé problème à un juif. Mais c’est un signe de Dieu, comme le signe du tombeau ouvert à la résurrection, signe que Dieu est à l’œuvre. La conception de cet enfant ne procède pas de l’initiative humaine de ses parents, Joseph et Marie, elle vient d’en haut pour briser le cercle vicieux de l’histoire humaine, fatiguée et répétitive dans la méfiance, la peur et la désobéissance : rappelez-vous Adam et Eve au paradis, et Adam et Eve, c’est nous. A Nazareth avec l’Annonciation et à Bethléem avec la naissance de Jésus,  c’est un redépart à nouveaux frais.  Par l’Esprit Saint, Marie commence une nouvelle page de notre histoire : celle de la confiance et de l’obéissance. « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole ».  Ce oui de la Vierge est fruit de la grâce en elle : c’est son Dieu qui a préparé le cœur de Marie pour qu’elle donne naissance à Jésus, sans la moindre trace de péché.

Le temple de Jérusalem et la Vierge Marie. Vous comprenez maintenant ce rapprochement. Oui Marie porte en elle le Sauveur du monde. Il a choisi d’habiter non un palais de cèdre mais le sein de cette jeune Myriam d’un petit village de Galilée, inconnu de tout l’AT, inconnu des chroniqueurs du ler siècle, jamais mentionné où que ce soit. Nazareth ne devait pas abriter plus d’une dizaine de familles. La simplicité de Marie et de son milieu rappelle l’humble tente de toile du désert. Les humbles commencements en Galilée préparent l’humble naissance parmi les bergers à Bethléem, et déjà l’humiliation de la croix au Golgotha.

Mes chers frères et sœurs, demandons au Seigneur de nous donner les lunettes adéquates afin que notre regard change sur Dieu, le Christ, la Vierge Marie et ce qu’est la foi. Que Marie nous aide à nous offrir comme servants et servantes du Seigneur. « Qu’il m’advienne selon ta parole ». Alors l’Incarnation ne sera pas qu’un événement du passé. La naissance de Jésus en nous sera illumination, recréation et lumineuse espérance. Mystère tenu caché pendant des siècles, nous dit S. Paul, mystère manifesté par des écrits prophétiques, manifesté aux nations pour les amener et nous amener à l’obéissance de la foi. De tout cœur je vous souhaite de lumineuses fêtes de Noël à la lumière de cette foi. AMEN.